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Epoque révolutionnaire

C’est dans le domaine du commerce, surtout alimentaire, que le village a subie les plus fortes modifications durant les années écoulées.

De mémoire d’anciens chaillotins, que je remercie de leurs témoignages, il s’avère que les années 1920 à 1930 se situent parmi les plus prospères. Voici l’état approximatif de cette activité :

▪ La population s’élevait alors à 741 habitants au recensement de 1927. Chailly possédait quatre épiceries buvettes :

▪ Au bon viveur – rue Chamaillard – tenue par M. Fouché

▪ Le Tourne-bride – rue de Melun – anciennement rue de la garenne – tenu par des parents de M Boucheny,

▪ A l’emplacement de la Mairie annexe «Au soleil levant » épicerie-mercerie tenue par Mme Barlet. Elle deviendra succursale du Comptoir Français (boutique détruite dans un accident de la circulation).

▪ L’épicerie Gandin – rue de Melun – fut certainement la plus importante. Mme Gandin était la mère de Mme Biargues demeurant toujours au 11 rue de Melun. En plus de la vente de l’épicerie de base et de la torréfaction du café, la maison vendait des vêtements de travail, du tissu. Elle servait également de dépôt de journaux pour la Société Hachette ; ils étaient apportés tous les matins par le Tacot de 08 h 20. La buvette et le restaurant attiraient de nombreux ouvriers matinaux. Le mercredi un boucher de cheval venait y vendre sa viande.

Chailly comptait également plusieurs boulangers : M. Muller puis ensuite M Lavallée exercèrent déjà à l’emplacement.

B.M. n° 32 – Noël 1992