Revenir à Histoire des Maires Chaillotins

Claude Cottereau

Claude Cottereau

Claude Cottereau

CLAUDE COTTEREAU 1928-2005

Le vendredi 11 février 2005, à 17 heures, une foule impressionnante se pressait en notre église Saint Paul pour rendre un dernier hommage à M. Claude COTTEREAU, maire honoraire de la commune de Chailly-en-Bière, décédé le 9 février.

Outre sa famille et ses amis, étaient venus assister à cette cérémonie le Conseil Municipal, les maires, adjoints et conseillers municipaux des communes voisines, de nombreuses personnalités élues ou issues du milieu professionnel, le personnel communal de Chailly et beaucoup de chaillotines et chaillotins.

Les relations que nous avons entretenues, lui et moi, au cours des deux mandats pendant lesquels je fus son premier adjoint et aussi par la suite, ont été la base d’une considération mutuelle et surtout la source d’une véritable amitié qui aujourd’hui me permettent de rédiger ces quelques lignes pour rappeler non seulement ce que fut sa vie publique mais aussi les évènements importants de son existence comme je l’ai dit lors de ses obsèques.

Né le 25 août 1928 dans le 15ème arrondissement de Paris, sa jeunesse s’est passée entre scolarité à Paris et vacances à Chailly, Rue de la Fosse aux Loups, chez son grand-père, dans la maison qui est devenue la sienne. Ce grand-père, Léon COTTEREAU, fut lui-même Maire de Chailly-en-Bière de 1933 à 1935. C’est lui qui, je crois, lui a donné l’amour de notre village avec des promenades et chasses dans la plaine de Bière et en forêt de Fontainebleau, mais aussi lui a transmis cette fibre politique qui le fit s’engager pour notre commune.

Après des études brillantes à l’école Violet (grande école d’électricité) et son diplôme d’ingénieur en poche, il entre à Péchiney-Ugine-Khulmann où se déroulera toute sa carrière. Il est en poste à Lyon à la tête d’un grand service de cette entreprise quand il devient Maire de Chailly-en-Bière en 1983.

En fait, sa vie publique a déjà commencé dès 1977 quand il a été élu conseiller municipal pendant le dernier mandat de maire de M. Jacques BERTHEAU. Il reste premier magistrat de la commune jusqu’en 1995, date à laquelle il a décidé de mettre un terme à son mandat. Néanmoins, il avait gardé la présidence du Syndicat Intercommunal du Rû de la Mare aux Evées qu’il dirigeait depuis qu’il en avait été élu membre en 1989.

C’était un homme pausé, attentif à tous les problèmes, et qui apportait toujours le bon conseil aux nombreuses personnes qui le sollicitaient. C’est lui qui a donné à Chailly-en-Bière la représentativité que tout le monde lui accorde aujourd’hui. C’est l’image qu’il a laissé auprès de tous les élus, fonctionnaires, professionnels et administrés qui ont pu le fréquenter depuis plus de 20 ans.

De plus, la commune lui doit un certain nombre de réalisations qu’il a voulues, engagées et suivies. Il a su notamment négocier, pour la commune, 2 contrats ruraux. qui ont revitalisé notre village et lui ont donné un nouvel essor. Sans faire une liste exhaustive de ce qu’il a entrepris, on peut citer différents chantiers : réfection de l’éclairage public, ravalement intérieur de l’église, aménagement de la salle François Desportes, ouverture d’un restaurant scolaire dans cette même salle, remise en état de l’annexe-mairie, construction des vestiaires sportifs sur le stade, aménagement du square Jean Monet et de l’allée Ferdinand Salvaterra, acquisition de l’immeuble Plancke 18 Rue de Melun et surtout, ce dont je crois qu’il était à juste titre le plus fier, la construction de notre salle polyvalente dont il avait personnellement rédigé le cahier des charges techniques et qui aujourd’hui encore fait de nombreux envieux dans les communes voisines.

C’est pour tout cela, et aussi pour ses 3 mandats communaux (18 années) que le Préfet de Seine-et-Marne lui a conféré en 1995, à ma demande, le titre de Maire honoraire.

Il a laissé son empreinte sur la commune qui ne pourra l’oublier. Certes les hommes de sa carrure ne disparaissent jamais tout à fait, mais je crois que le moment venu il conviendra d’inscrire son souvenir dans la mémoire collective du village en gravant son nom dans la pierre.

Je terminerai enfin en m’adressant encore une fois à sa famille, sa femme Marie-Louise, ses fils Robert et François, sa petite fille Sophie, pour leur renouveler au nom de toutes les chaillotines et tous les chaillotins, et mon nom propre toutes nos plus sincères condoléances.

Claude COTTEREAU restera toujours avec nous.

Henri LEBARQ
B.M. n° 66 – juin 2005