Revenir à Souvenirs d’antan

L'Ecole d'Antan

3 septembre 1998, c’est la rentrée, vos enfants reprennent le chemin de l’école et pour certains ils en font la découverte. Pour nous parents, tout cela semble naturel,. Un peu plus d’un siècle plus tôt, cette effervescence n’avait pas lieu d’être !

Un instituteur, T . Venest, en poste à Chailly fit une monographie communale en vue de l’Exposition Universelle de 1880. Il parla très brièvement de ce qu’était l’enseignement dans la commune à partir de 1789.

Ainsi donc, autrefois l’enseignement était donné dans le village par la personne qui savait le mieux lire, écrire et compter.

Cette personne était agréée par Monsieur le Curé et le Seigneur du lieu recevait chez elle seulement l’hiver les enfants de la commune et des communes voisines.

Le Maître d’Ecole, outre ses fonctions d’enseignant, remplissait celle d’afficheur, de sonneur, de sacristain, de chantre à l’Eglise. Il touchait directement des parents une faible rétribution qui était en rapport avec l’âge des élèves et aussi avec l’enseignement qui leur était donné. Quelques familles le payaient en nature : des œufs, du beurre, du fromage, des miches, etc…C’est seulement à partir de 1816 que la commune alloua à l’Instituteur un traitement et une indemnité de logement. A la date du 4 mars 1816 on trouve au Registre une délibération du Conseil Municipal dont voici la copie :

« aujourd’hui 4 mars 1816, nous Maire, adjoint et membres du Conseil Municipal de Chailly, assemblés en la Mairie, a été voté ce qui suit : une somme de cent Francs en faveur de Monsieur Bonnet instituteur de ladite commune pour la sonnerie et pour le chant au chœur de l’église. » Signé Dubois Delaunoy Maire.

Voici pour le premier article de la série sur « l’Ecole », je vous raconterai un autre épisode de l’épopée scolaire de Chailly-en-Bière lors du prochain bulletin.

Je souhaite à tous nos petits chaillotins une excellente année scolaire !!

Karine Idczak

B.M. n° 47 Octobre 1998

Le traitement et la formation de l’Instituteur au XIXe siècle.

La Commune prend dès lors en charge le salaire de l’instituteur. En effet, à partir de 1818, une somme de 60 Francs figure au budget communal sous la rubrique « Rétribution à l’instituteur pour l’éducation des enfants pauvres de Chailly-en-Bière ». A dater du 1er janvier 1834, le traitement de l’instituteur fut formé du produit d’une imposition extraordinaire de 3 centimes, dont le taux était fixé par le Conseil Municipal et qui était payé à l’instituteur par les familles et d’un supplément facultatif voté au budget communal. Le supplément fut voté pour la première fois dans la Commune de Chailly-en-Bière en 1847, il était de 100 Francs. Enfin la loi du 15 mars 1850 fixe le salaire minimum des instituteurs à 600 Francs sans supplément facultatif voté par la commune. En ce qui concerne les locaux pour accueillir les élèves et leur instituteur, ce n’est qu’à partir de 1817 que la Commune loua pour son compte un local. Enfin, comment devenait-on instituteur en 1816 ? Toute personne qui désirait se vouer aux fonctions d’instituteur, après avoir présenté au Recteur de l’Académie un certificat de bonne conduite, était examiné par un inspecteur et recevait, s’il en était digne, un brevet de capacité.

Les brevets comportaient trois degrés :

– 3e degré inférieur :individu sachant lire, écrire et chiffrer,

– 2e degré : individu possédant bien l’orthographe, la calligraphie, le calcul,

– 1er degré supérieur : individu possédant la grammaire, l’arithmétique, la géographie et l’arpentage.

Presque deux siècles plus tard, nous avons à Chailly en Bière un véritable complexe comportant tous les niveaux de la Maternelle au Cours moyen deuxième année et ses instituteurs, près de dix.

Karine Idczak.

B.M. n° 48 Janvier 1999